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Dernier jour au lac du Der,

  • bea096
  • il y a 7 heures
  • 2 min de lecture

Le jour se lève à 6 heures dans une fraîcheur étonnante. À peine 11 °C enveloppent encore la campagne tandis que je prends le chemin de l’affût. À l’horizon, le soleil apparaît doucement et dore les champs où les étourneaux s’en donnent à cœur joie.


À peine installée, l’étang s’éveille sous mes yeux. La vie y foisonne déjà. Un râle d’eau va et vient le long de la berge, fouillant la vase à la recherche de nourriture.



Un gobe-mouche gris se montre à son tour.



Dans les roseaux, une rousserolle effarvatte capture un bel insecte avec une précision remarquable.



Une mésange bleue m’offre un spectacle délicat. Au milieu des roseaux, elle attrape une minuscule araignée avant de disparaître.




La matinée continue au rythme des scènes paisibles de l’étang. Une rousserolle effarvatte prend son bain, éclaboussant la surface d’une pluie de gouttelettes.




Non loin de là, une bergeronnette printanière fait soigneusement sa toilette, puis saute de branche en branche avant d’être rejointe par une seconde.





Soudain, un léger bruit attire mon attention. Sur le toit de l’affût court un tout petit animal, à peine plus grand qu’une souris. Pourtant, ce n’est pas une souris. Son pelage roux, sa queue touffue et surtout ses immenses yeux noirs ne laissent guère de doute : j’observe sans doute un muscardin, cette espèce devenue rare. Il bondit sur une planche, hésite un instant, cherche son chemin pour repartir… puis disparaît aussi discrètement qu’il est arrivé.



Avant de quitter l’étang, une dernière visite vient compléter cette matinée : une guifette moustac passe en rase-mottes pour une partie de pêche.



Vers 9 h 15, sur le chemin du retour, la prairie me réserve encore une surprise. J’aperçois un jeune renard. Il s’arrête, me fixe longuement. Je retiens mon souffle, parviens à saisir deux photos, puis il s’évanouit dans les hautes herbes. Un instant suspendu, simple et merveilleux.



Je rentre au gîte.

En fin d’après-midi, l’appel de l’étang est plus fort et je retourne à l’affût jusqu’à 19 h 30.

Sur le toit, un poliste gaulois, une guêpe réputée très peu agressive, construit patiemment son nid. Il façonne chaque alvéole avec de la cellulose prélevée sur le bois mort.



Tandis qu’un peu plus loin, la guifette moustac réussit à capturer une grosse grenouille, offrant une scène de chasse aussi brève qu’impressionnante.



À 20 heures, je rentre. Un souper léger, quelques pages de lecture, puis le sommeil vient clore cette belle journée.

Demain, dimanche, l’heure du retour arrive. Les abeilles continuent leur travail, ainsi que les hirondelles,



Ce séjour s’achève sous le souvenir d’un soleil généreux, présent chaque jour, et de températures qui dépassent sans cesse les 32 °C. Quelques jours lumineux, remplis de nature, d’observations et de belles rencontres, qui laissent l’envie de revenir.


 

 

 
 
 

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©Beatrice Powis  - beaphoto .be

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