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Ce matin, le martin ...

bea096
11 août
2 min de lecture

Ce mardi matin, 11 août…

Il est 6 heures lorsque je m’installe dans l’affût avec Yoki.

L’air est frais, à peine 12 degrés. Pourtant, le soleil est déjà bien présent et commence doucement à éclairer le sous-bois. Tout autour de nous, la matinée s’installe sans bruit.

Je reste là, attentive aux petits mouvements qui se succèdent.

Les mésanges viennent se rafraîchir. Une sitelle passe à son tour. Puis c’est un merle leucique qui traverse la scène. Rien ne semble pressé. Les minutes s’écoulent tranquillement, au rythme de ces visiteurs familiers.

J’observe, j’attends, je profite simplement de ce moment.

Puis, vers 8 h 20, je commence à penser au retour. Une journée chargée m’attend et il va bien falloir quitter l’affût.

Et puis, soudain, un cri.

Un cri que je ne m’attends absolument pas à entendre ici.

Je regarde autour de moi.

Impossible…

Je rêve.

Et pourtant, à peine deux mètres devant moi, sur une branche, il est là.

Monsieur Martin-pêcheur vient de se poser.



Oui… le Martin-pêcheur.

À quelques mètres seulement.

Pendant deux à trois minutes, il reste immobile sur sa branche. Je le regarde, presque incrédule, en essayant de profiter de chaque seconde. Il y a des rencontres que l’on espère sans vraiment croire qu’elles arriveront.

Celle-ci en fait partie.





Puis il disparaît !

Mais l’histoire ne s’arrête pas là.

Un perchoir pas comme les autres…


Depuis plusieurs jours, j’aime laisser dans la nature quelques objets du quotidien, créer de petites scènes insolites et attendre, sans trop savoir ce qui va se passer.

Dans cet endroit, j’ai abandonné un tricot.

Il se balance doucement au gré des courants d’air, jour après jour. Jusqu’à présent, la nature semble l’ignorer.

Jusqu’à aujourd’hui.

Car lorsque Monsieur Martin-pêcheur revient, il choisit précisément ce drôle de perchoir.



Le voilà installé sur le tricot, qui se balance doucement sous son poids.

La scène est inattendue.

Dans le contre-jour du sous-bois, la lumière devient plus douce. Le décor se compose presque naturellement : l’oiseau, le tricot suspendu, les ombres et cette lumière qui traverse les branches.



Je regarde.

Et forcément… je photographie.

Cette fois, il reste là cinq bonnes minutes avant de s’envoler.

Je pense alors que cette rencontre est terminée.

Mais quelques minutes plus tard, il revient.



Et le voilà de nouveau sur son étrange perchoir, à jouer avec le balancier du tricot.

Alors l’appareil photo ne tarde pas à suivre le mouvement.

Les images s’enchaînent, parfois dans l’attente d’un geste, parfois dans la lumière d’un instant précis. Je ne sais pas encore lesquelles je garderai, mais je sais déjà que cette matinée restera longtemps dans ma mémoire.



Un Martin-pêcheur à deux mètres de l’affût.

Un tricot abandonné depuis plusieurs jours.

Et, au milieu du sous-bois, une rencontre que je n’avais absolument pas prévue.

La nature vient parfois écrire elle-même les plus jolies petites histoires !


Et je vous souhaite un très bel après-midi !


 
 
 

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©Beatrice Powis  - beaphoto .be

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