La fauvette à tête noire,
- bea096
- il y a 6 jours
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Ce matin, le thermomètre peine à s’élever au-delà de quatre degrés. Le soleil, timide, demeure voilé derrière une couverture nuageuse.
Pourtant, la vie s’anime. Les fauvettes sont de retour – Madame et Monsieur. Elles s’affairent avec une énergie vive, sautillant de branche en branche, disparaissant dans le lierre touffu pour en surgir aussitôt,



une baie sombre tenue dans le bec. Quelques contorsions, un instant d’équilibre … et la baie disparaît.




Monsieur n’est jamais bien loin. Il se perche à découvert, sur une branche plus haute, et laisse éclater son chant, clair, puissant, presque conquérant dans l’air froid du matin.


Ces petits visiteurs sont des migrateurs fraîchement arrivés. Ils ont quitté leurs quartiers d’hiver, quelque part autour de la méditerranée. Insectivores pour l’essentiel, ils adaptent pourtant leur régime se tournant vers les fruits , baies de lierre, de ronces ou de sureau .
Le chant du mâle n’est pas qu’un plaisir pour l’oreille : il est promesse, invitation.

Tandis qu’il s’emploie à esquisser plusieurs nids, la femelle observe, choisit, puis en achèvera un.

Souvent dissimulé à moins d’un mètre du sol, ce refuge fragile expose les œufs à bien des dangers : geais, pies, chats rôdent et guettent.
L’après-midi, les minutes s’étirent, longues et silencieuses. Rien ne bouge, sinon le frémissement discret des feuilles. Et puis, elle fait son apparition, profite de l’eau, s’ébroue, éclabousse, comme si elle savourait chaque instant.


Le froid commence à gagner. Je rentre, pressé de déposer mes photos sur l’ordinateur et de vous partager ces moments de vie sauvage offert à nous.



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